# Gestion pilotée ou gestion libre en assurance-vie : laquelle choisir en 2026 ?

> Déléguer ses unités de compte à un gérant rassure, mais ce confort a un prix qui se répète chaque année. Voici ce que coûte vraiment la gestion pilotée, ce qu'elle a rapporté en 2025 et comment savoir si elle est faite pour vous.

- Auteur : Nicolas Domnesques (https://nicolasfinance.com/nicolas-domnesques/)
- Publié le 31 octobre 2026
- Rubrique : Articles / Enveloppes fiscales / Assurance-vie
- Version web : https://nicolasfinance.com/articles/gestion-pilotee-assurance-vie/

**En bref**

La **gestion pilotée** confie la répartition de vos unités de compte à un gérant selon un profil (prudent, équilibré, dynamique), la **gestion libre** vous laisse tout décider. En 2025, les frais de gestion du contrat étaient en moyenne de **1,17 % par an sous mandat contre 0,82 % en gestion libre** (France Assureurs), avant les frais des fonds eux-mêmes. La pilotée vaut le coup si vous ne voulez pas vous en occuper et qu'elle est construite en ETF avec un surcoût faible ; si vous acceptez de faire un arbitrage par an, la gestion libre sur un ou deux ETF revient presque toujours moins cher.

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| Frais du contrat sous mandat | **1,17 % par an en moyenne en 2025** |
| Frais en gestion libre | **0,82 % par an en moyenne en 2025** |
| Frais internes moyens des UC | **1,60 % (0,33 % pour les ETF)** |
| Performance moyenne profil équilibré | **+5,45 % en 2025 (de -1 % à +10,84 %)** |
| Non coté obligatoire | **4 % (équilibré) et 8 % (dynamique) en gestion pilotée par défaut** |
| Retour en gestion libre | **Possible à tout moment, sans fiscalité** |

Au sommaire

1. [Gestion pilotée et gestion libre : de quoi parle-t-on](#s1)
2. [Les frais : le vrai sujet](#s2)
3. [Ce qu'ont rapporté les gestions pilotées en 2025](#s3)
4. [Ce que la loi Industrie verte a changé](#s4)
5. [Pour qui la gestion pilotée a du sens](#s5)
6. [La gestion libre simple, en pratique](#s6)
7. [Conclusion](#ccl)
8. [Mon avis](#mon-avis)

## 1. Gestion pilotée et gestion libre : de quoi parle-t-on

Un contrat d'assurance-vie multisupport contient deux grandes familles de supports : le fonds euros, garanti par l'assureur, et les unités de compte (UC), qui sont des fonds investis en actions, en obligations ou en immobilier, sans garantie. Le mode de gestion ne concerne que la façon dont les UC sont choisies et arbitrées.

En **gestion libre**, c'est vous qui décidez : quels fonds, quelle proportion, quand arbitrer. En **gestion pilotée** (on parle aussi de gestion sous mandat ou de gestion déléguée), vous signez un mandat d'arbitrage : l'assureur, ou une société de gestion qu'il a choisie, répartit votre argent selon un profil de risque (prudent, équilibré, dynamique, parfois offensif) et procède lui-même aux arbitrages. Vous ne choisissez plus les fonds, seulement le profil.

Point qu'on oublie souvent : il ne s'agit pas de deux contrats différents. Sur la plupart des contrats, vous pouvez passer d'un mode à l'autre, et même mélanger les deux (une poche pilotée et une poche libre). Les arbitrages restent à l'intérieur de l'enveloppe : ils ne déclenchent **aucune imposition**, quel que soit le mode. La fiscalité ne joue qu'au moment des rachats, comme je l'explique dans mon guide sur la [fiscalité des rachats d'assurance-vie](https://nicolasfinance.com/articles/fiscalite-rachat-assurance-vie/).

## 2. Les frais : le vrai sujet

Sur une assurance-vie, les frais s'empilent en couches. Il y a les frais de gestion du contrat, prélevés chaque année par l'assureur sur l'encours en UC. Il y a ensuite les frais internes de chaque fonds, invisibles sur votre relevé car ils sont déjà déduits de la valeur des parts. Et en gestion pilotée, il y a souvent un troisième étage : les frais du mandat.

Les chiffres publiés par France Assureurs en mai 2026 sur l'année 2025 donnent l'ordre de grandeur. Les frais de gestion du contrat sur les UC étaient en moyenne de **0,82 % par an en gestion libre** et de **1,17 % par an sous mandat**. Les frais internes des fonds atteignaient en moyenne 1,60 % par an (pondérés par les encours), avec de gros écarts selon la catégorie : 0,33 % pour les ETF, 1,47 % pour les fonds diversifiés, 1,72 % pour les fonds actions. Le CCSF, dans son observatoire publié en juin 2026, retrouve la même moyenne de 0,88 % pour les frais de gestion des UC tous modes confondus.

Le problème n'est donc pas tant le mandat que ce qu'il y a dedans. Une gestion pilotée de réseau bancaire construite avec des fonds maison actifs peut coûter près de 2,8 % par an au total. Une gestion pilotée de contrat en ligne construite en ETF tourne plutôt autour de 1 à 1,5 % (sur les contrats en ligne, le surcoût du mandat va en général de 0 à environ 0,70 % par an selon le gérant). Et une gestion libre sur un ETF mondial peut descendre sous 0,80 %. Vous retrouvez les frais contrat par contrat dans mon [comparatif des meilleures assurances-vie 2026](https://nicolasfinance.com/comparatifs/assurance-vie/).

Sur la durée, l'écart devient spectaculaire. Exemple sur 50 000 euros placés 20 ans, avec une hypothèse de 6 % de rendement brut annuel des marchés avant tous frais :

| Formule | Frais totaux par an (hypothèse) | Capital après 20 ans |
| --- | --- | --- |
| Gestion libre sur ETF, contrat en ligne | 0,80 % | environ 137 800 € |
| Gestion pilotée en ETF, contrat en ligne | 1,25 % | environ 126 500 € |
| Gestion pilotée en fonds actifs (moyennes 2025) | 2,77 % | environ 94 400 € |

Ce calcul est une illustration, pas une prévision : il suppose que les gérants actifs ne battent pas le marché, ce qui est le cas de la majorité d'entre eux sur longue période une fois les frais déduits. Mais il montre l'ordre de grandeur : plus de 40 000 euros d'écart entre la formule la plus chère et la moins chère, pour un même risque de marché. C'est le même mécanisme que celui que je décris dans l'article sur la [tracking difference d'un ETF](https://nicolasfinance.com/articles/tracking-difference/) : un point de frais par an, ça ne se voit pas, sauf sur 20 ans.

En gestion pilotée, vous ne payez pas un gérant pour battre le marché. Vous le payez pour décider à votre place. Ça peut valoir le coup, à condition de savoir combien ça coûte.

## 3. Ce qu'ont rapporté les gestions pilotées en 2025

Le palmarès de FranceTransactions publié le 13 mars 2026, qui recense 90 performances de gestions pilotées (nettes des frais de gestion, avant prélèvements sociaux), donne les moyennes 2025 suivantes :

| Profil | Moyenne 2025 | Meilleure | Moins bonne | Moyenne 2024 |
| --- | --- | --- | --- | --- |
| Prudent | +3,32 % | +6,03 % | -0,10 % | +5,39 % |
| Équilibré | +5,45 % | +10,84 % | -1,00 % | +7,23 % |
| Dynamique | +7,81 % | +15,89 % | -1,30 % | +10,73 % |
| Offensif | +8,51 % | +20,41 % | +1,60 % | +12,53 % |

Deux enseignements. D'abord, la dispersion est énorme : à profil identique, l'écart entre le meilleur et le moins bon dépasse 11 points en équilibré et 17 points en dynamique. Le mot « dynamique » ne garantit rien, tout dépend de ce que le gérant met réellement dedans. Ensuite, le profil prudent moyen (+3,32 %) fait à peine mieux que les fonds euros, qui ont servi en moyenne 2,63 % en 2025 selon l'ACPR, alors qu'il porte un vrai risque de perte. Si vous voulez de la sécurité, le fonds euros, éventuellement complété par un [fonds monétaire](https://nicolasfinance.com/articles/fonds-monetaires/), fait souvent le travail pour moins cher.

Une année ne prouve rien, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Mais si vous avez déjà une gestion pilotée, comparez-la chaque année à la moyenne de son profil : trois ans de suite dans le bas du tableau, c'est un signal.

## 4. Ce que la loi Industrie verte a changé

La loi du 23 octobre 2023 relative à l'industrie verte a imposé de nouvelles règles aux assureurs, précisées par des textes d'application de l'été 2024. Les contrats doivent proposer plusieurs profils de gestion pilotée, et la gestion pilotée par défaut des profils équilibré et dynamique doit intégrer une part minimale d'actifs non cotés : **4 % pour un profil équilibré et 8 % pour un profil dynamique**. La gestion libre et le profil prudent ne sont pas concernés.

Concrètement, choisir une gestion pilotée équilibrée ou dynamique, c'est accepter une petite poche de [private equity](https://nicolasfinance.com/articles/private-equity-technique/) ou d'autres actifs non cotés. Ces fonds peuvent diversifier un portefeuille, mais ils ont aussi des frais internes parmi les plus élevés (2,01 % en moyenne en 2025 selon France Assureurs) et une valorisation moins fréquente. Ce n'est pas un drame à 4 ou 8 % de l'allocation, mais c'est un élément de plus à regarder dans le document d'information du mandat.

Côté PER, la logique est inversée : depuis la loi Pacte, la gestion pilotée à horizon y est le mode par défaut, avec une part de risque qui baisse à l'approche de la retraite. Je détaille ce mécanisme dans l'article sur [ce que la déduction du PER cache vraiment](https://nicolasfinance.com/articles/per-deduction/).

Vidéo : [Pourquoi l'assurance-vie est le meilleur placement en France](https://www.youtube.com/watch?v=0Yr1DjZiGzU)

## 5. Pour qui la gestion pilotée a du sens

La gestion pilotée n'est pas une mauvaise solution en soi. Elle répond à un vrai problème : beaucoup d'épargnants n'investissent jamais leurs UC, ou les arbitrent au pire moment, par peur après une baisse ou par euphorie après une hausse. Un mandat qui rééquilibre automatiquement le portefeuille évite ces erreurs de comportement, et ça a une valeur.

Elle a du sens si vous cochez la plupart de ces cases : vous ne voulez pas vous occuper de vos placements, même une fois par an ; vous savez que vous risquez de paniquer en cas de krach ; le mandat proposé est construit en ETF ou en fonds peu chers ; le surcoût total reste sous environ 0,5 % par an par rapport à la gestion libre ; et vous pouvez suivre la performance du profil d'une année sur l'autre.

Elle a beaucoup moins de sens dans trois situations : le mandat est rempli de fonds maison à plus de 1,5 % de frais internes (fréquent dans les réseaux bancaires) ; vous choisissez un profil prudent qui rapporte à peine plus que le fonds euros ; ou vous savez déjà ce que vous voulez détenir, par exemple un ETF monde que vous avez aussi dans votre PEA. Sur ce dernier point, si vous hésitez encore sur l'enveloppe, commencez par lire [PEA ou assurance-vie : lequel choisir](https://nicolasfinance.com/articles/pea-ou-assurance-vie/).

## 6. La gestion libre simple, en pratique

La gestion libre fait peur parce qu'on l'imagine comme un travail de gérant. En réalité, une gestion libre efficace peut tenir en trois lignes et une heure par an.

Première étape : fixer votre répartition entre fonds euros et UC selon votre horizon et votre tolérance aux baisses, par exemple 30 % de fonds euros et 70 % d'un ETF actions monde pour un horizon de plus de dix ans. Deuxième étape : choisir des supports peu chers, idéalement un ou deux ETF larges (vous trouverez les critères de choix dans mon article sur les [ETF MSCI World](https://nicolasfinance.com/articles/etf-msci-world-pea-cto/)). Troisième étape : programmer des versements réguliers et, une fois par an à date fixe, remettre la répartition à sa cible si elle a dérivé de plus de 5 points. C'est exactement ce que fait un mandat, sans les frais.

Si vous voulez un compromis, deux options existent sur beaucoup de contrats : les options d'arbitrage automatique (sécurisation des plus-values, investissement progressif, rééquilibrage), souvent gratuites, qui automatisent une partie du travail tout en restant en gestion libre ; ou une répartition mixte, avec une poche pilotée pour vous rassurer et une poche libre en ETF pour faire baisser la facture moyenne.

## Conclusion

Gestion pilotée ou gestion libre, la bonne question n'est pas « qui gère le mieux ? » mais « combien je paie pour ne pas décider ? ». En 2025, la gestion sous mandat coûtait en moyenne 0,35 point de frais de contrat de plus que la gestion libre, avant même les frais des fonds, qui font souvent la plus grosse différence. Une gestion pilotée en ETF, à surcoût faible, se défend pour ceux qui ne veulent vraiment pas s'en occuper. Pour tous les autres, une gestion libre sur un ou deux ETF, avec un rééquilibrage annuel, fait le même travail pour beaucoup moins cher. Dans les deux cas, ouvrez votre dernier relevé annuel et additionnez toutes les couches de frais : c'est le chiffre qui compte.

Cet article est pédagogique et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Les chiffres cités datent de 2025 et 2026 (France Assureurs, mai 2026 ; CCSF, juin 2026 ; palmarès FranceTransactions, mars 2026 ; ACPR) et peuvent évoluer. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir comporte un risque de perte en capital.

## Mon avis

Nicolas Domnesques, fondateur de Nicolas Finance

La question qu'on me pose le plus sur l'assurance-vie n'est pas « quel fonds choisir ? » mais « est-ce que je dois laisser la banque gérer ? ». Ma réponse tient en un chiffre : le total des frais. Je ne suis pas contre la gestion pilotée, je suis contre la gestion pilotée chère, celle qui empile frais de contrat, frais de mandat et fonds maison à 2 % pour un résultat souvent inférieur à un simple ETF monde.

Pour mon argent, je préfère la gestion libre : le cœur de mon portefeuille est en ETF et un rééquilibrage par an me suffit. Mais je comprends parfaitement qu'on veuille déléguer. Dans ce cas, je regarderais une gestion pilotée construite en ETF sur un contrat en ligne, avec un surcoût que vous connaissez au centime près. L'erreur que je vois le plus, c'est le profil prudent en UC choisi par peur : **vous prenez un risque de perte pour un rendement à peine supérieur au fonds euros**.

## Questions fréquentes

C'est quoi la gestion pilotée en assurance-vie ?

C'est un mode de gestion où vous confiez, par un mandat d'arbitrage, la répartition de vos unités de compte à l'assureur ou à une société de gestion. Vous choisissez seulement un profil de risque (prudent, équilibré, dynamique) et le gérant fait les arbitrages à votre place.

Quels sont les frais de la gestion pilotée ?

En 2025, les frais de gestion du contrat sur les unités de compte étaient en moyenne de 1,17 % par an sous mandat contre 0,82 % en gestion libre, selon France Assureurs. Il faut y ajouter les frais internes des fonds, de 0,33 % en moyenne pour les ETF à 1,72 % pour les fonds actions.

Quelle est la meilleure gestion pilotée en 2025 ?

Selon le palmarès FranceTransactions de mars 2026, les meilleures performances 2025 atteignaient +10,84 % en profil équilibré et +15,89 % en dynamique, contre des moyennes de +5,45 % et +7,81 %. Une seule année ne suffit pas : regardez la performance sur plusieurs années et les frais totaux.

Peut-on passer de la gestion pilotée à la gestion libre ?

Oui, sur la plupart des contrats vous pouvez résilier le mandat et revenir en gestion libre à tout moment. Comme l'opération reste à l'intérieur du contrat, elle ne déclenche aucune imposition et ne fait pas perdre l'antériorité fiscale.

La gestion pilotée est-elle plus risquée que le fonds euros ?

Oui. Elle investit en unités de compte, dont la valeur n'est pas garantie, même en profil prudent. En 2025, certains profils prudents ont terminé légèrement dans le rouge, alors que les fonds euros ont rapporté 2,63 % en moyenne selon l'ACPR.

Pourquoi ma gestion pilotée contient du private equity ?

Depuis la loi Industrie verte de 2023 et ses textes d'application de 2024, la gestion pilotée par défaut doit intégrer au moins 4 % d'actifs non cotés en profil équilibré et 8 % en profil dynamique. La gestion libre et le profil prudent ne sont pas concernés.

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